La rétrospective ALMODOVAR se poursuit à AX LES THERMES ET FOIX
(voir les infos sur leurs pages dédiées)
Madalena est une productrice de cinéma enceinte de huit mois qui s’apprête à reprendre le tournage d’un film de science-fiction à petit budget écrit par son père récemment décédé. Lorsque Davi, le cinéaste choisi pour la réalisation – et qui est accessoirement son ex-compagnon –, disparaît du jour au lendemain, Madalena n’a d’autre choix que de faire tout son possible pour terminer le film avant la naissance de son bébé.
de Guto PARENTE
Brésil, sortie en salle le 20 mai 2026, 1h25
culturopoing.com :
Madalena, interprétée avec une énergie rayonnante, traverse ce tumulte avec une foi têtue dans le pouvoir du cinéma à rassembler et à réparer. Le film ne cède jamais au cynisme, préférant célébrer la débrouille collective, les liens affectifs, les images qui naissent malgré tout – même au bord de l’effondrement.
La mise en scène, généreuse et décomplexée, capte avec tendresse les accidents de tournage, les maladresses des techniciens, les conflits de plateau. Il y a du Céline Sciamma dans cette manière d’embrasser les visages et les gestes avec douceur ; du Miguel Gomes ou du Kleber Mendonça Filho dans l’art de mêler fiction, mémoire et politique dans une même pulsation joyeuse. Mais Morte e Vida Madalena garde une identité propre, profondément solaire, traversée d’un humour salvateur.
mediapart.fr :
Réalisateur brésilien prolifique, Guto Parente bénéficie avec Morte e Vida Madalena (2025) pour la première fois d’une sortie commerciale en France. Alors que le cinéma de genre trouve une belle place dans le cinéma d’auteur ces dernières années et en particulier dans le cinéma brésilien avec les films célébrés à Cannes réalisés par Kleber Mondonça Filho, Guto Parente fait une véritable déclaration d’amour à cette production du cinéma longtemps discriminé autour d’un tournage aux multiples péripéties.
L’ensemble de l’intrigue porte sur l’accouchement difficile d’un film au moment de son tournage alors que les émotions sont en effervescence chez les différents membres de l’équipe. L’intention est moins ici d’offrir une approche documentariste pédagogique d’un tournage que de partager l’énergie créative d’une équipe qui en résulte. Ainsi, la productrice est la véritable maîtresse d’œuvre, traversée par ses appréhensions qui se révèlent prophétiques.
L’onirisme a sa place et Fellini n’est pas loin mais avec une approche plus intimiste des personnages. Menée par une productrice traversée à la fois par le deuil de son père et la naissance à venir d’un enfant qu’elle assume seule, l’aventure du film devient pour elle une grande étape de transition et l’équipe qui l’entoure une véritable famille de substitution.
L’humour qui traverse tout le film se mêle toujours avec la tendresse portée pour les personnages dont la singularité fait le sel du scénario.
Réalisateur brésilien prolifique, Guto Parente bénéficie avec Morte e Vida Madalena (2025) pour la première fois d’une sortie commerciale en France. Alors que le cinéma de genre trouve une belle place dans le cinéma d’auteur.
Tout public
Sept femmes à la volonté de fer se battent pour sauver leur maison de la saisie hypothécaire. Roberta, une fillette de 8 ans, évolue dans une dynamique familiale atypique : un foyer sans père, où elle vit entourée de diverses figures féminines.
de Mayra HERMOSILLO
Mexique, sortie en salle le 20 mai 2026, 1h39
cinema.actu.fr :
Tendrement foutraque, ce récit inspiré de l’enfance de la réalisatrice à Torreón, au nord du Mexique, met à l’honneur la résilience et l’inventivité des femmes pour tenter à la fois de faire famille et de tenir face à l’urgence financière et la catastrophe qui point. Ni père, ni grand-père, ni oncle, les figures masculines sont peu présentes ici, à l’exception notable de l’épicier, si affectueux avec Roberta, du fiancé solide de sa mère et de l’huissier, instrument de la fatalité.
Positif :
La réalisatrice convoque la palette et les personnages hauts en couleur des films d'Almodovar des années 1980, mais c'est à un film en noir et blanc que "Vanilla" fait surtout penser : "Roma" d'Alfonso Cuaron.
Cher·es spectatrices et spectateurs,
L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ses adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à faire vivre ce lieu d’échanges et de rencontres autour du cinéma.
Vous pouvez télécharger le bulletin 2026 ci-dessous ou l'obtenir au guichet de vos cinémas.
Et vous pouvez choisir d'effectuer le règlement par chèque ou espèces transmis par courrier postal ou remis à l'association.
Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes, adhérent·es ou non.
Au cinéma de Tarascon, avec la carte d'adhérent à Ciné9, vous pouvez bénéficier d'un tarif réduit à 5€ la place (au lieu de 7€) pour tous les films projetés dans ce cinéma.