Cinéma LE REX à PAMIERS

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

lundi 2 mars | 20 h 20

 Samid et Ayaz ont 50 ans d’écart mais une passion commune : le cinéma ! Tous deux ne tarissent pas d’idées pour ressusciter le cinéma de leur village perché au milieu des collines d’Azerbaïdjan. Lorsqu’arrive enfin le Graal : une ampoule pour le projecteur commandée depuis des mois. Les habitant·e·s se serrent dans la salle… mais la magie fonctionnera-t-elle ?

 

de Orkhan AGHAZADEH

Azerbaïdjan, en salle le 21 jan 2026 | 1h20

DOCUMENTAIRE

Première : 

Né en 1988 en Azerbaïdjan, Orkhan Aghazadeh a appris le cinéma à Londres et c’est en retournant dans son pays tourner son court-métrage de fin d’études qu’il a fait la rencontre par hasard de Samid, un vieux projectionniste de l'époque soviétique, qui entend faire revenir le septième art dans le village au fin fond de nulle part où il vit. Sans se douter alors que, comme ses producteurs français de Kidam, séduit par son court, lui suggèrerait, quand il leur parle de Samid, d’en faire le sujet de son premier long métrage. 

Un documentaire teinté de fiction - il a demandé parfois à ceux qu’on voit dans sa caméra de « rejouer » des moments qu’ils ont vécues et qu’ils lui ont racontées - qui nous entraîne au cœur d’un village reculé des montagnes Talyches, quelque part entre l’Iran et l’Azerbaïdjan.

Et plus précisément dans les pas donc de cet octogénaire qui rêve de pouvoir remettre en route le vieux projecteur soviétique qu’il possède pour réunir tous les habitants de ce hameau devant un grand écran.

Sa quête – à laquelle va s’adjoindre un jeune cinéphile… et très vite quasiment tous les villageois – donne naissance à ce film malicieux et émouvant, sorte de pendant du Cinema Paradiso de Tornatore, l’idée de transmission en plus mais avec ce même désir chevillé au coeur de célébrer le septième art et surtout l’impact que peut avoir le cinéma sur les vies de chacun, cinéphile pointu comme profane absolu. Le tout en 80 minutes menées sans temps mort et fourmillant tant d’idées et de rebondissements qu’on se croit régulièrement au cœur d’une fiction, imaginée par la crème des scénaristes.

Lenouvelobs :

 Un documentaire plein d’humanité qui nous ramène aux origines du cinéma.

Pourquoi citer des noms d’« acteurs » dans la fiche technique de ce film documentaire ? Parce qu’en ressortent deux personnages et la sensation inoubliable d’un retour aux origines du cinéma. Quelque part entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, le trentenaire Orkhan Aghazadeh filme avec modestie, humanité et un beau sens du plan, le compagnonnage entre un vieil homme, projectionniste du temps de l’Union soviétique, et un jeune féru de dessins animés, qu’il pratique avec des bouts de ficelle et contre l’avis de son entourage. Leur combat ? Remettre en route le vétuste projecteur du village et organiser une séance pour les habitants. Mission presque impossible dans cette contrée coupée du monde moderne mais qui ravive le souvenir d’une époque où, malgré l’emprise communiste et la censure, la lumière de l’écran et la flamme du vivre-ensemble éclairaient encore la communauté.

lundi 23 mars | 20 h 20

Synopsis

 Dans le but de stimuler l'économie, un gouvernement imaginaire crée des colonies lointaines pour les personnes âgées. Tereza se retrouve soudainement incluse dans ce programme en raison d'un abaissement du seuil d'âge.

À quelques jours seulement de son déménagement, elle décide de défier son destin et se lance dans un voyage à travers l'Amazonie pour réaliser un dernier souhait : prendre l'avion pour la première fois. Comme elle n'obtient pas l'autorisation, elle embarque secrètement sur un bateau en tant que passagère clandestine et fait de nombreuses rencontres en cours de route.

Malgré les revers et les échecs qui menacent de faire échouer son projet, elle parvient à utiliser les économies de toute une vie pour trouver le bonheur.

De  Gabriel MASCARO

Brazil,  Sortie en salle :  11 février 2026  | 1h26

Présenté en séance à Pamiers Le Rex

dans le cadre du Festival Cinélatino avec la participation du Réalisateur

Ce film a remporté l'Ours D'Argent

A la 75éme Berlinale 2025

dans la catégorie

Grand Prix du Jury

Inspiré par écranlarge.com : 

MAMIE FAIT DE LA RESISTANCE
Tereza a 77 ans. Pourtant, le long-métrage de Gabriel MASCARO a tout d’un récit initiatique ou d'un road(river)movie. Le postulat insiste autant sur la robustesse de la septuagénaire, qui slalome sur des planches étroites et crapahute des kilomètres, que sur son supposé manque d’autonomie, du simple fait de son âge. La conséquence est une infantilisation totale du personnage, qu’on oblige à porter une couche dans un ultime affront.

 

Ce qu'en pense Cinéneuf.fr : 

Les Voyages de Tereza est un film poignant qui aborde des thèmes de la vieillesse, de la liberté et de la résistance face à une société qui marginalise les personnes âgées.

Le film est salué pour sa capacité à traiter des sujets sérieux avec une touche de réalisme magique. il dépeint une dystopie où les personnes âgées sont parquées, en perte d'autonomie, tout en mettant en avant la force et l'indépendance de son héroïne. La critique souligne la beauté visuelle du film et son ambiance apaisante, quoiqu'originale, tout en dénonçant subtilement le productivisme et l'inhumanité de contextes politiques étatiques envers les personnes âgées. 

Nous pouvons mettre en avant la manière dont MASCARO évite les clichés sur les anciens. Il dépeint Tereza non pas comme une victime, mais comme une femme déterminée à vivre pleinement sa vie. Le film est décrit comme une chronique généreuse, où l'héroïne mène sa barque à travers des rencontres improbables et des paysages luxuriants de l'Amazonie. Ce mélange de genres, entre drame et comédie, donne au film une personnalité unique et touchante, et flirterait aisément avec une ambiance à la "BIENVENU A GATTACA", si ce n'est qu'on est très loin du sujet et du contexte technologique de ce monument cinématographique.

Conclusion
"Les Voyages de Tereza" est un film qui invite à réfléchir sur la manière dont la société traite ses aînés et sur le droit à la liberté et à l'autodétermination, même à un âge avancé. Avec une narration émotive et des visuels captivants, il réussit à toucher le cœur des spectateurs tout en abordant des questions sociales importantes. C'est une œuvre à la fois belle et engagée, qui mérite d'être vue et discutée.

 

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