Cher·es spectatrices et spectateurs,
L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ses adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à faire vivre ce lieu d’échanges et de rencontres autour du cinéma.
Vous pouvez télécharger le bulletin 2026 ci-dessous ou l'obtenir au guichet de vos cinémas.
Et vous pouvez choisir d'effectuer le règlement par chèque ou espèces transmis par courrier postal ou remis à l'association.
Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes, adhérent·es ou non.
Tout public
Ahmet, 15 ans, grandit au milieu des montagnes de Macédoine, où il garde les moutons de son père tout en prenant soin de son petit frère. Mais lui, ce qui le fait rêver, c’est la musique. Entre les attentes de son entourage et ses envies d’ailleurs, Ahmet pourra-t-il un jour suivre son propre chemin ?
de Georgi M. Unkovski
Macédoine, sortie en salle le 3 juin 2026, 1h39
Blogmediapart :
De ses multiples intentions et autour d’un récit qui par certains aspects pourraient prendre la forme shakespearienne de la tragédie amoureuse de Roméo et Juliette, Georgi M. Unkovski concentre sa mise en scène sur une retranscription documentaire précise dans laquelle ses personnages sont définis en faisant appel à des interprètes non professionnels, entouré d’adultes qui viennent pour une grande part de la télévision.
Cette réalité spontanée de la retranscription sociale n’en est pas pour autant sanctifiée sur un piedestal puisqu’une douce et intelligence ironie pointe ici et là son nez, offrant également une véritable originalité au sens de la narration, assumant le drame que constitue les règles liberticides et misogynes du patriarcat traditionnel mais aussi la subtile révolte de la jeunesse.
Senscritique:
À son titre français, Le garçon qui faisait danser les collines, on peut préférer DJ Ahmet, son intitulé original, qui exprime de manière concise tout ce que l'on trouve dans le premier long métrage de Geogi M. Unkovski. En vrac, un jeune berger en Macédoine du Nord, dans une communauté turque, une brebis rose égarée, un enfant mutique, une jeune fille face à un mariage arrangé. C'est comme si le cinéaste s'amusait avec ce fameux cliché, "entre tradition et modernité", très prisé des agences de voyage, mais qui prend ici tout son sens. Le film est terriblement drôle, un peu brusque parfois dans ses ruptures de ton, mais il a beaucoup de choses à dire et se moque avec malice de la religion comme du machisme ambiant. Le réalisateur, qui n'hésite pas à user de ralentis ni à se lover dans un délicieux réalisme magique, très esthétique, utilise en forme de contraste une musique électro qui transforme à l'occasion les forêts et les collines macédoniennes en terrain incongru pour une rave-party, presque sortie de Sirāt ! Bref, Le garçon qui faisait danser les collines interpelle, séduit et divertit, par sa vivacité, sa jeunesse, sa fraîcheur, son enthousiasme et sa joyeuse ironie.