Cinéma Casino à      
AX-LES-THERMES

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

Cher·es spectatrices et spectateurs,

L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ses adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à faire vivre ce lieu d’échanges et de rencontres autour du cinéma.
Vous pouvez télécharger le bulletin 2026 ci-dessous ou l'obtenir au guichet de vos cinémas.

Et vous pouvez choisir d'effectuer le règlement par chèque ou espèces transmis par courrier postal ou remis à  l'association.

Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes,adhérent·es ou non.

jeudi 22 janvier         20 h 30

 À 29 ans, Laurent cherche un sens à sa vie. Sans travail ni logement, il atterrit dans une station de ski déserte hors-saison et s’immisce dans la vie des rares habitant·es qu’il rencontre. Quand les touristes arrivent avec l’hiver, Laurent ne peut plus repartir.

 

de Anton Balekdjian, Léo Couture, Mattéo Eustachon 

France, 31 décembre 2025, 1h50

 

 Avoir-Alire.com :  

La réussite du film tient à l’interprétation jamais grotesque des comédiens. Ils incarnent des personnages décalés, à commencer par Laurent qui semble sorti de nulle part. La mise en scène se veut la plus dépouillée possible, laissant les acteurs habiter leurs personnages dans des dialogues aussi drôles que hors sol. Les lignes entre le réel et le théâtre sont brouillées, comme celles des identités, qu’elles soient sexuelles, culturelles ou sociales. Il faut saluer la présence lunaire de Baptiste Perusat qui offre à son protagoniste une coloration absolument particulière. Le jeune acteur semble promis à un bel avenir, tant il est convaincant dans la peau de ce voyageur sans repère, d’une profonde gentillesse.

Le trio Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon a réalisé une œuvre qui fait penser au théâtre de Beckett. Les jeunes cinéastes bousculent le rythme de la narration, pour créer une sorte de succession de scènes de vie sans début, ni fin. 

Laurent dans le vent demeure un des longs-métrages les plus originaux des sections parallèles cannoises 2025. Les réalisateurs proposent une écriture qui tranche avec un certain conformisme que l’on trouve dans les écoles de cinéma actuelles.

Cahiers du Cinéma :  

Qu’est-ce qu’un personnage de cinéma ? Pour certains metteurs en scène démiurges, un pion, un symbole, un jeton jeté dans la machine impitoyable du destin, comme c’est le cas des fêtards dans le désert d’Oliver Laxe (Sirat). Pour d’autres, une esquisse, une créature légère qui n’a d’autre compte à rendre au récit que celui de se laisser emporter par son errance, les aléas de l’être rivalisant d’imprévisibilité avec ceux du monde qu’il nous fait découvrir. C’est le cas de l’institutrice dans la neige de L’Engloutie (Louise Hamon, Quinzaine des cinéastes), mais c’est surtout celui de Laurent, filmé par le trio déjà auteur de Mourir à Ibiza. De Laurent, on sait très peu. On ne sait même pas qu’il ne va pas bien, au début. On sait juste qu’il laisse ouvert aux rencontres le temps a priori bref qu’il compte passer dans une station de ski des Alpes.

On reviendra, à Laurent, car c’est tout simplement l’un des films les plus importants vus ici jusqu’à présent. Son premier plan, parachutage dément du récit, est entré dans notre mémoire pour l’emporter dans son envol.