Cinéma Casino à AX-LES-THERMES

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

jeudi 19 février | 20 h 30

 Dans le tumulte post-soviétique du Kazakhstan en 1993, les fermes collectives sont démantelées et les propriétés sur le point d'être privatisées. Les dirigeants locaux ont depuis longtemps outrepassé leurs pouvoirs officiels, se partageant les ressources comme ils l’entendent. Abel, éleveur local, voudrait simplement sa part, mais la situation est plus complexe qu’il ne l’imaginait. Doit-il jouer le jeu de la corruption ou défendre ce qui lui paraît juste ?

 

de Elzat ESKENDIR

Kazakhstan, en salle le 14 janvier 2026 | 2 h 00

Movierama : 

Bien qu’il s’agisse d’un premier long métrage, Abel parvient à créer un univers cinématographique d’une finesse et d’une délicatesse remarquables, au point qu’il devient parfois difficile de distinguer la fiction du réalisme quasi documentaire qui traverse le film. Le réalisateur, en collaboration avec la directrice de la photographie Jolanta Dylewska, parvient à transformer les paysages ternes et arides des steppes kazakhes en un espace purement cinématographique. Dans chaque détail — des plans larges épousant l’horizon infini de cette terre désolée aux mouvements synchronisés des regards des enfants à l’écran — le film trouve une forme d’expression parfaitement maîtrisée, en totale adéquation avec son propos.

Reforme.net :

Quand un monde s’effondre, il arrive que la simple revendication de justice devienne un acte de courage. Dans les steppes kazakhes du début des années 1990, un homme tente simplement d’obtenir ce qui lui revient. Berger au sein d’un ancien kolkhoze, Abel se heurte à la brutalité d’un monde qui bascule : la chute de l’Union soviétique a laissé place à un capitalisme sauvage, dominé par la corruption et l’arbitraire, où la dignité humaine semble soudain négociable.

La caméra capte avec pudeur les gestes quotidiens, les regards fatigués, l’horizon infini d’une terre devenue hostile, à la frontière du réalisme documentaire. Avec une photographie magnifique, le réalisateur transforme la steppe en un espace mental, reflet d’un monde vidé de sens. Un récit qui frappe par sa puissance visuelle et son regard sans concession sur la dévalorisation de l’individu. S’il demeure profondément ancré dans un contexte culturel précis, il impose la voix singulière d’un cinéaste attentif aux oubliés de l’Histoire.

ENTRETIEN avec Elzat ESKENDIR , réalisateur :

 

Je me suis toujours préoccupé du sort des gens ordinaires pendant les grands événements historiques et les périodes de changement. Ce qui m’importe le plus, c’est leur statut social actuel, leur état psychologique, leur attitude face à ces événements, qu’ils aient des opinions politiques ou non, leurs points de vue personnels, leurs rêves, leurs objectifs - en somme, leur vie dans son ensemble... Le film aborde un thème profondément tragique : le traitement le plus cruel infligé à une personne - la dévalorisation de l'individu par la société après qu'il lui a consacré toute son énergie et sa vie adulte.

Cher·es spectatrices et spectateurs,

L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ses adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à faire vivre ce lieu d’échanges et de rencontres autour du cinéma.
Vous pouvez télécharger le bulletin 2026 ci-dessous ou l'obtenir au guichet de vos cinémas.

Et vous pouvez choisir d'effectuer le règlement par chèque ou espèces transmis par courrier postal ou remis à  l'association.

Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes, adhérent·es ou non.