Dans le cadre du Festival Télérama, le Rex de Foix programme, en avant première, le film du réalisateur irakien Hasan HADI "Le gâteau du président".
Ciné 9 s'associe à cette séance pour accompagner le film.
Dans l’Irak de Saddam Hussein, Lamia, 9 ans, se voit confier la lourde tâche de confectionner un gâteau pour célébrer l’anniversaire du président. Sa quête d’ingrédients, accompagnée de son ami Saeed, bouleverse son quotidien.
de Hasan HADI
coproduction internationale qataro-américano-irakienne, sortie en salle 4 février 2026, 1h22
Lebleudu miroir :
Récompensé d’une Caméra d’or amplement méritée lors du dernier Festival de Cannes, Le gâteau du président de Hasan Hadi s’impose comme l’une des découvertes les plus singulières du cinéma irakien contemporain. À travers le regard d’une fillette orpheline, le film raconte l’enfance confrontée à l’absurdité de la propagande, à la brutalité du totalitarisme et d’une société fracturée. Mais loin de se laisser enfermer dans le registre de la tragédie, le film trouve sa singularité dans sa poésie, son humour discret et son art d’ouvrir des échappées sensibles au cœur même de l’horreur.
AvoirAlire :
Délicate Lauréat de la Caméra d’or (qui récompense le meilleur premier long métrage du Festival de Cannes), The President’s Cake a également reçu le Prix du public à la Quinzaine des Cinéastes 2025. Son réalisateur, Hasan Hadi, de nationalité irakienne, est par ailleurs professeur associé de cinéma à l’université de New York. Le scénario est directement inspiré de son enfance, lui qui a grandi en Irak, était écolier lors de la guerre du Golfe, en 1990, et s’est vu confronté à certains des problèmes rencontrés par ses jeunes protagonistes. Lamia, une petite fille qui vit dans les marais mésopotamiens, a été tirée au sort dans sa salle de classe pour préparer un gâteau en l’honneur de l’anniversaire de Saddam Hussein. Son camarade Saeed est quant à lui chargé de ramener un plateau de fruits. Les deux enfants ont quelques jours pour accomplir leur mission. Mais les denrées qu’ils doivent trouver sont rares et chères, dans un contexte de pénurie due à la guerre et l’embargo international... Le récit est donc basé sur une question hypothétiquement absurde et pourtant historiquement cohérente : comment un dictateur mégalomane en quête de légitimité a-t-il été amené à mettre en danger (physiquement, matériellement) son propre peuple, et ce pour satisfaire son ego ?
Misa et Takatoshi ne se connaissent pas encore lorsqu’ils rejoignent une petite entreprise japonaise d’astronomie. En quête d’un nouvel équilibre, ils ont délaissé une carrière toute tracée : elle, en raison d’un syndrome prémenstruel qui bouleverse son quotidien ; lui, à cause de crises de panique aiguës. Peu à peu, ils apprennent à travailler autrement, se rapprochent, s’apprivoisent… et découvrent qu’une présence suffit parfois à éclairer la nuit.
de Shô Miyake
Japon, sortie en salle 14 janvier 2026, 1h59
Première :
Misa et Takatoshi ont mal à l’âme. La première s’emporte pour un rien, submergée par les fluctuations hormonales d’un syndrome prémenstruel impossible à vivre – également connu sous l’acronyme de SPM et encore trop tabou. Le second, victime de crises de panique chroniques, va partout à pied, incapable de monter dans les transports. Si semblables et pourtant si différents, leurs chemins se croisent et se décroisent à la faveur des astres étudiés par l’entreprise scientifique qui les emploie. Si la santé mentale a connu un regain d’intérêt dans la production mondiale de ces dernières années, elle est rarement décryptée avec autant de délicatesse que celle déployée par Sho Miyake. De la dureté de la condition de Misa et Takatoshi naît une poésie dont le réalisateur japonais détient le secret. Après La Beauté du geste (2022) autour d’une boxeuse sourde, il signe un nouveau film solaire, lumineux, tout en nuances et en bienveillance.
AvoirAlire :
Elle, Misa, souffre de troubles du comportement que son médecin attribue à des troubles prémenstruels qu’elle tente de soigner par les plantes ; lui, Takatoshi, est régulièrement pris de crises de panique qu’il calme avec de l’eau gazeuse. Ces deux êtres auraient pu rester étrangers l’un de l’autre si le destin ne les avait pas conduits à se rencontrer dans une entreprise d’astronomie et de jouets scientifiques. Alors, à bas bruit, naît entre les deux une relation d’amitié, teintée d’amour qui ne dit pas son nom, comme un antidote aux angoisses et à la détresse psychique qui les étreignent chacun à sa façon.
Jusqu’à l’aube aborde dans un langage très poétique la question des troubles psychiatriques au Japon. Ils s’incarnent dans ces deux personnages très attachants qui luttent pour dompter leur mal mais aussi trouver une certaine stabilité dans la société. En ce sens, le film va à l’encontre des préjugés qui peuvent courir autour de la maladie mentale. Le cinéaste, Sho Miyake, dont on se souvient du très sensible La beauté du geste (2022) aborde une nouvelle fois la difficulté à exister pour des personnes habitées par une forme d’étrangeté mentale. Le cinéaste ne parle pas frontalement de handicap, mais plutôt des manières dont celles et ceux qui en sont porteurs peuvent adopter pour déjouer les ravages de leur détresse intérieure.
Cher·es spectatrices et spectateurs,
L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ses adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à faire vivre ce lieu d’échanges et de rencontres autour du cinéma.
Vous pouvez télécharger le bulletin 2026 ci-dessous ou l'obtenir au guichet de vos cinémas.
Et vous pouvez choisir d'effectuer le règlement par chèque ou espèces transmis par courrier postal ou remis à l'association.
Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes,adhérent·es ou non.