Cinéma LE REX à FOIX

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

   mardi 9 juin    |   18h au REX et 21h à l'Estive

 

Ciné9, en partenariat avec les salles de

 Tarascon, Ax et Foix (Rex et Estive),

s'associe à la rétrospective Almodovar 

organisée à l'occasion de la sortie de son dernier opus "Autofiction" 

à Cannes et en sortie nationale le 20 mai.

   18h au REX 

 Manuela, infirmière, vit seule avec son fils Esteban, passionné de littérature. Pour l'anniversaire de Manuela, Esteban l'invite au théâtre où ils vont voir Un tramway nommé désir. A la sortie, Manuela raconte à son fils qu'elle a interprêté cette pièce face à son père dans le rôle de Kowalsky. C'est la premiere fois qu'Esteban, bouleversé, entend parler de son père. C'est alors qu'il est renversé par une voiture. Folle de douleur, Manuela part à la recherche de l'homme qu'elle a aimé, le père de son fils.

 

Télérama :

Almodóvar revisite à la fois son cinéma et son passé, sans que pointe une nostalgie complaisante, avec simplement un regard sincère sur les choses qui ont été, que l'on ne regrette pas, mais que l'on aime encore. 

Espagne, 1999 en salle,

date de reprise 19 juin 2019, 1h41

Apéritif tapas à l'Estive entre les 2 films, payant, sur réservation.

21h à l'Estive

 Pablo, metteur en scène célèbre, est amoureux de Juan mais les relations entre les deux hommes sont difficiles. Pour tenter de l’oublier, il se précipite dans des aventures passagères et devient l’amant d’Antonio. Mais celui-ci se révèle très vite excessivement possessif. La passion tourne au thriller tandis que réapparait Tina, la sœur de Pablo, qui, autrefois, était un garçon… Après les comédies folles, le premier grand film flamboyant d’Almodovar, matrice de ses futurs chefs-d’oeuvre.

 

Séance accompagnée par Marie VASSORT DE Cinéphilae

Le Monde :

C'est le film de l'indépendance et de la liberté conquises, et tout contribue à lui donner la portée d'un manifeste cinématographique. 

Zurban :

Almodovar livre avec La Loi du Désir un petit chef-d'oeuvre, un mélo à la fois provocateur et désopilant, sentimental et transgressif.

Espagne, 1999 en salle,

date de reprise 19 juin 2019, 1h41

   vendredi 19 juin      
18h et 21h au Rex

18h

Ciné9 et le Rex de Foix

vous proposent un avant-goût de la Fête de la Musique

avec deux films du réalisateur

Philippe BÉZIAT

 C’est une première pour 30 danseurs de hip-hop, krump, break, voguing… Une première pour le metteur en scène Clément Cogitore et pour la chorégraphe Bintou Dembélé. Et une première pour l’Opéra de Paris. En faisant dialoguer danse urbaine et chant lyrique, ils réinventent ensemble le chef-d’œuvre baroque de Jean-Philippe Rameau, Les Indes Galantes. Des répétitions aux représentations publiques, c’est une aventure humaine et une rencontre aux enjeux politiques que nous suivons : une nouvelle génération d’artistes peut-elle aujourd’hui prendre la Bastille ?

 DOCUMENTAIRE

OPÉRA

de Philippe BÉZIAT
France, sortie en salle le 23 juin 2021,1h48

Télérama :

En 2017, dans un court métrage destiné à l’Opéra Bastille (visible sur YouTube), Clément Cogitore a rapproché des antipodes : le krump, une danse urbaine née au sein des ghettos noirs de Los Angeles il y a une vingtaine d’années ; et un tube imparable de Jean-Philippe Rameau, la fameuse Danse du grand calumet de la paix. Baroque et baskets, musique savante et street dance, une rencontre anecdotique ? Pas pour la scène nationale, qui a proposé au jeune metteur en scène de monter sa propre version de l’opéra Les Indes galantes (1735).C’est une première pour 30 danseurs de hip-hop, krump, break, voguing… Une première pour le metteur en scène Clément Cogitore et pour la chorégraphe Bintou Dembélé. Et une première pour l’Opéra de Paris. En faisant dialoguer danse urbaine et chant lyrique, ils réinventent ensemble le chef-d’œuvre baroque de Jean-Philippe Rameau, Les Indes Galantes. Des répétitions aux représentations publiques, c’est une aventure humaine et une rencontre aux enjeux politiques que nous suivons : une nouvelle génération d’artistes peut-elle aujourd’hui prendre la Bastille ?

Le plus beau, dans ce long métrage galvanisant, c’est la fusion qui s’opère sous nos yeux entre les danseurs de popping, de flexing, de voguing… et les chanteurs lyriques. La « Danse du grand calumet de la paix » conclut l’aventure le poing levé dans une séquence particulièrement forte, mais Les Indes galantes n’oublie pas de questionner la réception du spectacle : un public debout tous les soirs contre une critique divisée.

Entre les deux films, petite pause festive et pétillante

offerte par Ciné9

 

  21h 

 Comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ? Comment cohabiter si longtemps sans que le groupe explose ? Quel rôle joue vraiment le chef d’orchestre ? Pour la première fois, caméras et micros se faufilent parmi les 120 musiciens de l’Orchestre de Paris, à la Philharmonie, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä. Un film immersif au cœur de la musique en train de se faire ; au plus près de l’expérience des musiciens, de leurs émotions, de la beauté.

 DOCUMENTAIRE

de Philippe BÉZIAT
France, sortie en salle le 22 avril 2026, 1h30

culturopoing.com :

Le « nous » est d’abord l’ensemble des « je ».

Le réalisateur donne la parole aux gens, procédé somme tout classique, mais qui acquiert ici une autre dimension avec des musiciens d’orchestre. Ils racontent qui ils sont, d’où ils viennent, ce à quoi ils aspirent, ils expliquent leur vision d’un métier intrinsèquement lié à leur vécu et à leur quotidien. Cette somme de témoignages montre déjà la valeur nécessaire de l’individualité dans le collectif.

Le « nous » est également l’ensemble des « jeux ». Chaque individu produit un son, qui contribue à la texture générale de l’orchestre, suivant les indications du chef. Cependant, le son de chaque instrument est à la fois issu d’une interprétation propre et d’une dynamique collective de pupitre. Chacun doit être attentif à ce que fait son voisin, pour s’insérer dans le « même » son que ce qui lui arrive, tout en restant scrupuleux de la partition et de la baguette. Une des fantastiques idées du film réside dans la prise de son, mettant en situation ce qu’entendent vraiment les musiciens depuis leur place, en opposition à ce que les spectateurs (et le chef) entendent. Philippe Béziat a tourné avec près de 90 micros disséminés dans l’orchestre, dans des conditions d’enregistrement, de façon à pouvoir faire comprendre au montage le point de vue auditif des musiciens qui prennent la parole dans le film. C’est cette expérience d’immersion – le mot n’est pas galvaudé ici – dans le vif qui rend Nous l’orchestre différent si concret, puisqu’il ne s’attarde jamais sur la théorie des choses. La « vérité » en devient relative ; la musique se révèle en une question de point de vue (et d’ouïe).

Pédagogique sans être didactique, Nous l’orchestre trouve en la sensibilité et le vivre-ensemble deux angles passionnants pour parler de musique classique à tous les publics.

 

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