Cinéma LE REX à FOIX

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

Prochaines séances

 

À partir du mois de juin 2024, Ciné9 ouvre de nouveaux horizons à FOIX en patenariat avec le cinéma Le REX.

 

Les séances auront lieu un vendredi par mois.

 

Première séance, vendredi 7 juin 2024 avec Madame Hofmann de Sébastien Lifshitz.

 

Vendredi 19 juillet,  20 h 30

 Blaga, femme de 70 ans récemment veuve et à la maigre retraite, arrondit ses fins de mois en donnant des cours de bulgare. Un jour elle reçoit un coup de fil empressé d’un policier lui demandant de l’aider à arrêter des escrocs qui auraient eu ses coordonnées et s’apprêteraient à débarquer chez elle pour lui voler ses économies. En panique, elle lui donne son numéro de portable et alors que les bandits appellent sur le fixe, suit ses indications depuis le portable, jusqu’à jeter la somme dans un sac par la fenêtre. Le lendemain, elle se présente au commissariat de police, pour récupérer l’argent. Mais l’agent qu’elle a eu au téléphone n’existe pas. Pour ne pas perdre l’option sur une concession qu’elle a réservé au cimetière pour son mari et elle, elle va alors chercher d’autres moyens pour retrouver de l’argent, d’emprunts en petits boulots…

 

... de Stephan KOMANDAREV
Bulgarie Allemagne, 8 mai 2024, 1h54

 Abus de ciné : Cruel jusque dans ses dernières minutes, "Blaga’s Lessons" ne fait jamais que suggérer le danger, laissant les exactions hors champs, mais met face à cette femme en permanence, toute la violence des mots, qui la renvoient perpétuellement à son âge et à sa pauvreté : ceux de la banquière qui refuse son prêt, ceux de cet ancien élève qui jubile d’avoir supposément mieux réussi qu’elle, ceux d’une politicienne qui fait semblant de s’attaquer au problème ou à la corruption, ceux d’une amie devenue caissière par nécessité à 70 ans, ceux de son fils qui lui reproche d’avoir été stupide, ceux encore du gars des pompes funèbres qui lui fait un chantage au délai et dont l’attitude est en permanence des plus louches... Face a toutes ces comportements et à la violence de toute une société, elle n’a finalement qu’une seule issue : la jouer perso, jusqu’à l'ignoble conclusion d’un scénario aussi politique que retors. Tout juste brillant.

 Le nouvel'Obs : Victime d’une (grossière) arnaque téléphonique, une enseignante retraitée, qui donne des cours aux migrants, s’associe à ceux qui lui ont volé toutes ses économies. Une fois digérées les pilules de la caractérisation sommaire du personnage principal (difficile de croire à tant de candeur et de passivité !) et d’un scénario peu soucieux de crédibilité, il est permis d’apprécier cette plongée asphyxiante dans les tréfonds d’une société gangrénée par la corruption et la délinquance. En suivant le chemin vers la déshumanisation absolue de cette veuve étranglée de toutes parts, l’auteur de « Taxi Sofia » use des codes formels du film noir (avec un tropisme pour les décors urbains et nocturnes) et de la parabole tragique pour nous immerger dans l’obscurantisme social de son pays.

Vendredi 9 août,  20 h 30

 Un réalisateur, et son frère Étienne, dans l’industrie de la musique, sont partis se réfugier pour le confinement, dans la maison de leur enfance, voisine d’un grand domaine dans lequel ils ont de nombreux souvenirs. Accompagnés chacun de leur compagne, ils apprennent à vivre ensemble pour la première fois avec celles-ci. Et le quotidien se passe, chacun vivant à sa manière ce pseudo isolement…

 

... de Olivier ASSAYAS
France, 19 juin 2024, 1h45

 Abus de ciné : D’emblée, la voix-off d’Olivier Assayas vient placer "Hors du temps" parmi les chroniques intimes. Présentant les lieux de son enfance, une maison dans la vallée de Chevreuse, proche du grand domaine voisin, avec son parc, sa mare et son terrain de tennis, où son frère et lui jouaient étant enfants. Une manière sans doute de rendre ces lieux familiers, dès le départ, avant de rentrer plus tard à l’intérieur de la demeure, pour égrener d’autres souvenirs, photos et documents à l’appui. Une manière aussi d’introduire son double (Vincent Macaigne, remarquable de sobriété) cinéaste, amateur de littérature, et son frère, dans le milieu de la musique et chroniqueur sur France Inter, avant de donner un peu d’espaces aux deux compagnes avec lesquelles le confinement sera la première expérience de vie commune.

 Le bleu du miroir : Le plus notable dans le film est sans aucun doute la dynamique de comédie qui existe entre Vincent Macaigne et Micha Lescot, le premier étant autant un auguste que le second semble être un clown blanc, dans un numéro qui est parfois désopilant. Leurs névroses sont composées en miroir, comme le dit très bien le film, ils sont bien souvent aussi proches que lointains, ce qui rend leur duo passionnant, et permet à cette fiction de ne pas s’enliser dans une description bourgeoise des plus ennuyeuses de ce printemps 2020.