Cinéma LE REX à FOIX

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

 

Depuis le mois de juin 2024, Ciné9 a ouvert de nouveaux horizons à FOIX

en patenariat avec le cinéma Le REX.

 

Les séances ont lieu un vendredi par mois. 

 

Cher·es spectatrices et spectateurs,

L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ces adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à faire vivre ce lieu d’échanges et de rencontres autour du cinéma.
Vous pouvez télécharger le bulletin 2025 ci-dessous ou l'obtenir au guichet de vos cinémas.

Et vous pouvez choisir d'effectuer le règlement par virement, ou bien par chèque ou espèces transmis par courrier postal ou remis à  l'association.

Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes,adhérent·es ou non.

vendredi 12 septembre,    20 h 30

 Myriam, activiste et militante pour les Droits Humains, est emprisonnée depuis des années en Iran loin de son mari et de ses enfants. Lorsqu’elle obtient enfin une permission pour raisons médicales, elle a 7 jours pour décider de fuir le pays et retrouver sa famille ou de rester en Iran pour continuer sa lutte. Commence alors une véritable course contre la montre.

 

de Ali Samadi AHADI

Iran Allemagne, 6 août 2025, 1h53

Sens Critique Avoir Alire : 

Elle a sept jours pour s’échapper d’Iran et retrouver ses enfants et son mari qui l’attendent pour l’occasion à la bordure de la frontière turque. Sept jours car Myriam est incarcérée et doit recevoir des soins pour ce qui ressemble à une attaque cardiaque récente. Son frère l’attend avec sa mère de l’autre côté de la prison, et tout est prêt pour qu’elle puisse retrouver les siens. Mais l’héroïne courageuse et engagée ne sait pas quelle attitude adopter face aux autorités iraniennes. Car après avoir retrouvé sa famille, elle souhaite continuer la lutte, qu’elle mène depuis si longtemps, en faveur de la démocratie et des femmes.

7 jours est un film allemand, réalisé par Ali Samadi Ahadi qui bénéficie de la double nationalité iranienne et germanique. On connaît le débat important chez les cinéastes iraniens qui pour certains opposent ceux qui font valoir le combat pour la liberté depuis l’étranger, et ceux comme Rasoulof ou Panahi qui, malgré tous les risques encourus, les peines déjà accomplies en prison ou depuis chez eux, choisissent de rester au pays et poursuivent leur travail d’artiste. C’est tout à fait le dilemme qui broie littéralement notre héroïne, partagée entre le militantisme et son désir de vivre sa maternité.

Abus de Ciné : 

Nous plongeant d’abord dans un intense suspense, alors que la mère, emmenée de nuit par les toits, passe de véhicule en véhicule pour rejoindre sa famille, Ali Samadi Ahadi ("Le Printemps de Téhéran", "Le Royaume des étoiles") décrit dans le détail les étapes d’un exil faisant appel à divers complices et passeurs. C’est seulement dans sa seconde partie que le film devient plus intime, virant au drame autour de retrouvailles qui ne sont peut-être que provisoires. Malgré la neige et les sons ouatés qui viennent atténuer l’impact du moment tant attendu (comme un signe de l’apaisement qui attend le personnage de Maryam dans sa nouvelle vie), c’est dans le rapport fille/mère que se cristallisent les reproches et l’incompréhension. Ainsi, jamais la tension ne retombe, à l’image de la pression d’un régime d’autant plus pernicieux qu’il est ici invisible, et le film peut délivrer ses différents messages au détour de diverses situations : médecins qui ne veulent pas la voir parce qu’elle ne porte pas le voile, suspicion généralisée (personnes qui suivent ou épient, passeurs douteux et avides…), absence de honte à fuir, même si tous s'accordent pour dire que « ce n’est pas là une solution ».