Espace François Mitterrand à TARASCON

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

Mercredi 22 mai,  21 h

 PRIX ORIZZONTI MEILEUR ACTEUR

             Mostra de Venise 2023

 Zé a 17 ans et il est chaman. Il étudie dur pour réussir sa vie, tout en communiant avec l’esprit de ses ancêtres pour aider les membres de sa communauté à Oulan-Bator. Mais lorsque Zé rencontre la jeune Maralaa, son pouvoir vacille pour la première fois et une autre réalité apparaît.

... de Lkhagvadulam PUREV-OCHIR,

Mongolie, 24 avril 2024, 1h43.

 Le Polyester :

Un jeune homme/une jeune femme doit s’accomplir et trouver son propre chemin malgré les règles et embûches d’une société/d’un pays : ce canevas ultra-archétypal peut être décliné en autant de nationalités, de festivals en festivals.

Premier long métrage de la Mongole Lkhagvadulam Purev-Ochir (remarquée notamment avec son court Shiluus qui fut sélectionné à Sundance et à Cannes), Un jeune chaman n’échappe pas totalement à ce schéma très familier mais le film parvient, avec une certaine sensibilité, à ne pas être figé dans la carte postale.

Mercredi 29 mai,  21 h

 Turquie, 1996 Ahmet, 14 ans, est dévasté lorsque sa famille l’envoie dans un pensionnat religieux (Yurt). Pour son père récemment converti, c’est un chemin vers la rédemption et la pureté. Pour lui, c’est un cauchemar. Le jour, il fréquente une école privée laïque et nationaliste ; le soir, il retrouve son dortoir surpeuplé, les longues heures d’études coraniques et les brimades. Mais grâce à son amitié avec un autre pensionnaire, Ahmet défie les règles strictes de ce système, qui ne vise qu’à embrigader la jeunesse.

Cult.news : 

Avec ce film très stylé, le réalisateur turc offre toute la maturation d’une réflexion sur le parcours initiatique de l’adolescence.

 

 Sens Critique :

Le film déroule un récit d'apprentissage complexe pour son personnage principal, confronté à des milieux sociaux opposés ainsi qu'à un père qui alterne autorité et douceur. Le film se montre subtil dans la recherche d'indépendance de Ahmet, jeune turc en formation, joué par un acteur exceptionnel, Doğa Karakaş, qui sert de fil rouge à une histoire souvent surprenante sur le fond mais aussi dans la forme, avec une grande partie tournée dans un superbe noir et blanc. Le sujet majeur du film est à l'évidence l'embrigadement des corps et des âmes sous couvert de pureté et la résistance à cette sourde violence mais la réussite de Yurt tient aussi beaucoup à son aspect romanesque et sentimental, dans le bon sens du terme, dans une assez belle maîtrise narrative et formelle, surtout pour un premier long-métrage.

 

... de Nehir TUNA,

Turquie, 3 avril 2024, 1h56.

Mercredi 5 juin,  21 h

 Lu, onze ans, rêve de sa mère dans le lit de son foyer d’accueil. Celle-ci, dit-elle, est une célèbre cascadeuse hollywoodienne. Mais lorsqu’elle vient enfin lui rendre visite, Lu se retrouve malgré elle embarquée dans un road trip endiablé direction la Pologne. Elle se rend vite compte qu’avec Karina, sa mère, c’est tout ou rien. La réalité va rapidement les rattraper et les obliger à décider de ce qu’elles sont prêtes à faire pour rester ensemble…

 l'Humanité :

Bien que distribué par une société spécialisée dans le cinéma pour enfants (Les Films du préau), Le jour où j’ai rencontré ma mère, premier long métrage de la Néerlandaise Zara Dwinger, n’est pas une gentille bluette où tout est prémâché et aseptisé pour le jeune public. Certes, l’un des personnages principaux est une fillette de 11 ans et, certes on n’assiste à aucun dérapage tragique ni scabreux au cours de ce road-movie échevelé à travers l’Europe, mais il exhibe un ludisme cru et débridé, presque cartoonesque, en mêlant moult références au cinéma américain de la deuxième moitié du XXe siècle.

 

 

... de Zara DWINGER,

Pays-Bas, 17 avril 2024, 1h31.

Mercredi 12 juin,  21 h

 Guinée-Bissau, 1969.

Une guerre violente oppose l’armée coloniale portugaise aux guérilleros du Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée. Nome quitte son village et rejoint le maquis. Après des années, il rentrera en héros, mais la liesse laissera bientôt la place à l’amertume et au cynisme.

 Le Monde :

Nome est le troisième long-métrage du réalisateur bissau-guinéen Sana Na N’Hada, né en 1950, que la section parallèle de l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion, à Cannes, a eu l’heureuse idée de sélectionner en 2023.

Cette fiction autobiographique ne fait pas que retracer la guerre menée contre l’occupant portugais, de 1963 à 1974, avant la « révolution des œillets » de 1974 au Portugal et la déclaration d’indépendance de la Guinée-Bissau, petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Sa texture fantastique s’enrichit d’archives de la guérilla, muettes, parasitées, filmées par le réalisateur à l’époque, dans le but de documenter la lutte.

... de Sana N'HADA,

Portugal, 13 mars 2024, 1h57.

Mercredi 19 juin,  21 h

 Dans un village du Meghalaya, au nord-est de l’Inde, plusieurs jeunes hommes disparaissent mystérieusement durant la nuit. Alors que les anciens accusent de kidnapping les étrangers de passage, le prédicateur y voit les prémices d’une apocalypse de 40 jours et 40 nuits qui plongera les habitants du village dans l’obscurité. Vu à travers les yeux de Kasan, un garçon de dix ans souffrant de cécité nocturne, les forêts alentour n’ont jamais paru aussi terrifiantes.

 Cinéeuropa :

Il est rare pour le public européen d’avoir la possibilité de découvrir un film tourné en garo qui flirte avec le genre du thriller social, tout en livrant un message humaniste contre la peur et les préjugés face à l’Autre. Rapture est un exemple de ce type de film qui saisit les contradictions subtiles qui guident la nature humaine et la société comme structure. Il y a toujours un choix : se servir des ténèbres comme excuse, ou les accepter afin de faire de la place pour la lumière.

... de Dominic SANGMA ,

Inde, 15 mai 2024, 2h07.