Installées à Katmandou, Jamuna et Anmuna retournent dans leur village natal, perché dans les hauteurs de l’Himalaya. Les deux sœurs viennent prendre part avec leur famille à la périlleuse récolte du yarsagumba, une créature rare, mi-champignon, mi-insecte dont la valeur dépasse aujourd'hui celle de l'or. Pour Jamuna, cette quête sur sa terre d'origine, incarnant l'espoir d'un nouveau départ, est aussi l'occasion de retrouvailles, de réparations et d'un adieu qui la libèrera enfin.
de Alexander MURPHY
France, Népal, en salle le 18 février 2026 , 1h30
aVoir-aLire.com :
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Alexander Murphy ne se contente pas de filmer l’ascension de deux sœurs dans les montagnes du Népal, à la recherche d’un mystérieux insecte-plante. Le documentariste saisit la vie dans une succession d’images d’une véritable splendeur. Au-delà de Katmandou a tous les airs d’un film de voyage où un soin particulier est apporté à la photographie qui donne à voir des paysages absolument magnifiques. Mais il y a surtout Jamuna et Anmuna, deux sœurs unies comme les doigts d’une seule main qui, à travers cette Odyssée, mettent à l’épreuve la solidité de leur lien. On se demande comment le cinéaste est parvenu d’ailleurs à la fois à capter la beauté des paysages et saisir la bouleversante relation qui unit les deux jeunes filles. En ce sens, le film assume une mise en scène volontairement expressive où Alexander Murphy décide de raconter une histoire qui témoigne d’une dimension initiatique.
premiere.fr :
Si le découpage ultra-travaillé des premières séquences laisse penser à une fiction, c’est pour mieux ériger ces deux femmes en héroïnes de leur propre histoire. La récolte du champignon yarsagumba qui les attend n’est qu’un prétexte : l’une y cherche le courage pour annoncer à ses parents son départ imminent pour le Japon, l’autre le réconfort de ses proches face à cet abandon. À mesure que la petite troupe s’engouffre dans le brouillard, la chasse au trésor s’éclipse au profit d’un pèlerinage intime et pittoresque, hanté par la fatalité d’un au revoir. Mais au-delà de Katmandou, au cœur de ce déchirant voyage en haute altitude, les liens familiaux se révèlent bien plus inébranlables que les montagnes.
Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s'apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu'elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d'embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d'un mal plus profond …
de Alauda Ruiz de AZÚA
Espagne, France, en salle le 11 février 2026 , 1h58
abusdecine.com :
Coquille d’or du meilleur film au Festival de San Sebastian 2025,
"Les Dimanches" est une œuvre feutrée, intimiste, et pourtant d’une violence sous-jacente inouïe. Abordant un sujet plus que délicat, autour du personnage d’une adolescente (Ainara, 17 ans), la foi, le long métrage explore sa possibilité dans le monde d’aujourd’hui, la manière dont elle peut-être perçue de l’extérieur, voire même les intérêts qu’elle peut finalement servir ou contrarier
La mise en scène signée Alauda Ruíz de Azúa (l’encore inédit "Lullaby" et la série "Querer"), elle soufflera en permanence le chaud et le froid, représentant certains agissements comme limite sectaires, faisant douter jusqu’au bout de la nature de ce que cherche Ainara : une communion ou juste un réconfort. Enfonçant le clou par son dénouement et l’attitude finale de chacun des adultes, "Les Dimanches" est en tous cas un brillant plaidoyer sur la nécessité de prêter attention au mal-être des adolescents, porté notamment par la bouleversante Patricia Lopez Arnaiz ("20 000 Espèces d’Abeilles", "Lettre à Franco"). Que l’on soit croyant ou non, on ressort indéniablement de la séance profondément bousculé, le personnage principal semblant au final aussi victime de ses propres souffrances, que des projections de chacun des personnages secondaires sur sa virginité d’adolescente, qu’il s’agisse de la sœur, de ses camarades, et surtout des membres de sa famille.
aVoir-aLire.com :
Lorsqu’Ainara annonce qu’en lieu et place de l’université, elle préfère aller au couvent et devenir nonne, sa famille s’interroge. À mesure que son choix apparaît comme une authentique vocation et pas comme une passade, les tensions s’accentuent, jusqu’à un possible point de rupture. LES DIMANCHES aurait presque pu être un thriller mais la réalisatrice Alauda Ruíz de Azúa fait le choix, payant, de n’appliquer aucun sensationnalisme à son récit. Un parti-pris ressenti jusque dans son esthétique ascétique, où la photographie semble étouffer toute couleur dans la grisaille. L’iconoclasme de la situation n’intéresse pas la cinéaste, même si ce choix de vie rare et le parcours qu’il engendre, rarement racontés, rendent son film immédiatement captivant. Elle préfère apposer un regard réaliste, quasi anthropologique, et explorer par le menu tous les questionnements que le choix de sa protagoniste déclenche.
Une minutie d’écriture qui, pourtant, ne vient jamais cannibaliser l’émotion, comme le prouve un dernier acte particulièrement fort où la cinéaste se permet même quelques élans baroques.
Budapest 1957, après l'échec de l'insurrection contre le régime communiste. Andor, un jeune garçon juif, vit seul avec sa mère Klara qui l'élève dans le souvenir de son mari disparu dans les camps. Mais quand un homme rustre tout juste arrivé de la campagne prétend être son vrai père, le monde d’Andor vole soudain en éclats…
de László NEMES
Hongrie, en salle le 11 mars 2026 , 2h13
abusdecine.com :
Grâce au choix des couleurs, au travail sur les décors, Lazlo Nemes crée un parallèle entre l’état émotionnel de son personnage, et ces lieux sans lumière, où l’oppression règne à nouveau. L’omniprésence des soldats et autres agents des services secrets (sortes de silhouettes rachitiques sous de grands impers, englobées de fumée) fait froid dans le dos, la situation des jeunes révolutionnaires traqués fait écho aux conditions des juifs cachés durant la guerre, et le comportement des autorités met en évidence la continuité des persécutions qui ressurgissent malheureusement aujourd’hui. Mais au beau milieu trônent deux personnages qui rêvent d’une nouvelle vie, ce boucher et cette mère que la honte envahit malgré la nécessité, confrontés à la possible désillusion d’un jeune homme qui peine à construire son identité et à voir de la lumière dans pareil contexte. La fête foraine en cours de montage, qui sert de cadre vers la fin, pourrait en être le vrai symbole.
lemonde.fr:
La situation d’Orphelin s’y inscrit pleinement, entre le destin d’un jeune garçon révolté, auquel on demande de changer d’identité à un âge où cette dernière est déjà soumise à des turbulences, et le sort d’un pays dont l’insurrection vient d’être muselée par la dictature soviétique et qui se voit lâché par le monde entier.
De 1948 à nos jours, trois générations d’une famille palestinienne portent les espoirs et les blessures d’un peuple. Une fresque où Histoire et intime se rencontrent.
de Cherien DABIS
Palestine, sortie le 11 mars 2026 , 2h25
Franceinfo Culture :
S'il est politique, le film est aussi un spectacle qui emprunte aux codes des séries, avec un montage qui alterne des séquences hyper rythmées, immersives, et d'autres plus posées, avec des dialogues bien écrits, qui éclairent la narration.
aVoir-aLire.com :
Le Que faire après la mort de notre enfant ? Surtout lorsque celui-ci a été probablement tué par un autre jeune ? Comment tenir debout alors que la guerre est le quotidien ? La réponse que donne la cinéaste est sidérante d’amour, elle relève de cette éthique chère à Emmanuel Levinas, mais pas seulement, car ce choix du don n’est que ce qui reste quand tout a été systématiquement exterminé.
Les Inrockuptibles :
Cherchant à traduire cette histoire pour un public occidental tout en restant ancré dans l’intimité de la Palestine, le film trouve dans cette tension entre récit historique et mélodrame au lyrisme assumé une véritable force émotionnelle.
Cher·es spectatrices et spectateurs,
L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ses adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à faire vivre ce lieu d’échanges et de rencontres autour du cinéma.
Vous pouvez télécharger le bulletin 2026 ci-dessous ou l'obtenir au guichet de vos cinémas.
Et vous pouvez choisir d'effectuer le règlement par chèque ou espèces transmis par courrier postal ou remis à l'association.
Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes, adhérent·es ou non.
Au cinéma de Tarascon, avec la carte d'adhérent à Ciné9, vous pouvez bénéficier d'un tarif réduit à 5€ la place (au lieu de 7€) pour tous les films projetés dans ce cinéma.