Espace François Mitterrand à TARASCON

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

Mercredi 24 juillet

ERRATUMPas de séance ce mercredi 24Film reporté au MARDI 30 JUILLET 21H

Mardi 30 juillet,  21 h

 Sofiane, fils d’un ex-diplomate algérien, a beaucoup voyagé. Installé à Lyon pour ses études, il est victime d’une décision administrative et vit sous la menace d’une expulsion. Dans l’espoir de régulariser sa situation, il accepte de travailler pour des pompes funèbres musulmanes. Entre les fêtes, les rencontres et son emploi, Sofiane va se découvrir dans un parcours initiatique qui le conduira à construire sa propre identité et passer peu à peu vers l’âge adulte.

... de Karim BENSALAH,

France, 19 juin 2024, 1h36.

 Le Dauphiné Libéré :

Sorte d’Antoine Doinel chez les musulmans - on songe à Baisers volés (1968), quand le personnage fétiche de Truffaut faisait des petits boulots -, l’acteur Hamza Meziani traverse le film avec une nonchalance détachée.

Cahier du Cinéma :

Le film contourne un romantisme de la mort, et troque dans ses meilleurs moments les jalons du film d’apprentissage pour une quotidienneté plus étouffée, faite de regards évités et d’attachements mutiques.

Mercredi 31 juillet,  21 h

 Luis, un jeune homme de 18 ans aux racines indigènes, entre au Collège militaire dans l'espoir de s'assurer un meilleur avenir. Là, il se heurte à un système rigide et violent, conçu pour faire de lui un parfait soldat.

... de David ZONANA,

Mexique, 22 mai 2024, 1h28.

 Le Parisien :

Film d’hommes, qui décrit un régime militaire corrompu et violent, Heroico, réalisé et interprété avec justesse, explore une particularité méconnue de la société mexicaine. 

 

Les fiches du Cinéma :

Le réalisateur fait preuve d’une grande maîtrise formelle, exploite superbement un décor fabuleux et installe une ambiance humainement dérangeante. 

 Télé Loisirs :

 Même si son sujet, rappelant Full Metal Jacket, semble déjà connu, ce long métrage parvient à marquer grâce à une réalisation au cordeau et une tension constante. 

Mercredi 7 août,  18 h  et  21 h

 En partenariat avec :

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18 h 

  21 h 

... de Antonio PIETRANGELI,

France, 1960, 1h59.

... de Tizza COVI et Rainer FRIMMEL,

Italie, 23 août 2023, 1h55.

AUBERGE "italienne"ENTRE LES 2 FILMS

Mercredi 14 août,  21 h

 À Richelieu, ville industrielle du Québec, Ariane est embauchée dans une usine en tant que traductrice. Elle se rend rapidement compte des conditions de travail déplorables imposées aux ouvriers guatémaltèques. Tiraillée, elle entreprend à ses risques et périls une résistance quotidienne pour lutter contre l’exploitation dont ils sont victimes.

... de Pier Philippe CHEVIGNY,

Québec, 5 juin 2024, 1h29.

L'Obs :

Plans-séquences, mise en scène immersive, tension suffocante… Pour réaliser cette fiction quasi documentaire, politique et émouvante, qui a raflé pas mal de prix dans les festivals, le cinéaste a enquêté plus de dix ans.

 Télérama :

 Prenant de la première à la dernière minute, avec un sens bluffant de l’immersion, Dissidente détaille, sans une once de manichéisme, les rapports de force entre exploités à tous les niveaux de la chaîne économique.

 L'Humanité :

Pier-Philippe Chevigny livre un premier film choc où des travailleurs étrangers guatémaltèques subissent de plein fouet la violence sociale dans une usine au Québec.

 

Mercredi 21 août,  21 h

 En 1968, Martin Luther King est assassiné et la guerre du Biafra entraîne une terrible famine. Gabriel a fui le Nigéria et vit à San Francisco, au contact de la communauté afro-américaine comme des milieux bohèmes blancs. Dans ces États-Unis très agités des sixties, sa vie d'exil est jalonnée de rencontres, d'escapades et d'errances, mais il reste habité de souvenirs et de la nostalgie du village de son enfance. Bientôt, son visa arrive à expiration...

... de David SCHICKELE,

USA, 1972, version restaurée 24 avril 2024, 1h15.

 Libération:

 L’intérêt éveillé ces dernières années par un cinéma sur l’expérience noire-américaine favorise la redécouverte d’un patrimoine longtemps resté aux oubliettes.

Et avec lui, de noms dont nul n’avait entendu parler jusqu’ici. Rien ne prédestinait sans doute David Schickele, cinéaste et musicien blanc américain mort en 1999, descendant d’immigrés alsaciens, à compter dans cette postérité-là. Au début des années 60, pour échapper à l’enrôlement au Vietnam, ce pacifiste s’engageait en tant que prof au département d’anglais de l’université du Nigeria dans l’agence fédérale américaine des «Peace Corps».

Il y fut marqué par sa rencontre avec un étudiant nigérian, Paul Eyam Nzie Okpokam. Au point de le retrouver quelques années plus tard à San Francisco, et d’en faire le héros aux semelles de vent de Bushman, inspiré de son vécu, tourné entre 1968 et 1971 et resté inédit jusqu’à sa restauration récente.

 Trois couleurs :

Difficile d’évoquer Bushman sans préciser son contexte politique, marqué en 1968 par la mort de Martin Luther King et Bobby Hutton. La mise en scène de David Schickele corrèle avec ce contexte, notamment à travers l’emploi d’une caméra mobile qui figure un rapport trouble entre la fiction et le réel. Le cinéaste manifeste autant le racisme que l’hypocrisie ambiante chez les intellectuels progressistes. Le film se distingue aussi par ses échappées poétiques, telles que cette séquence de danse au rythme de “Respect” d’Aretha Franklin. Jusqu’aux derniers instants du film, Gabriel espère s’intégrer au rêve américain, mais la réalité dans toute sa violence rattrape inopinément la fiction.

 

Mercredi 28 août,  21 h

 Une région rurale du nord de l’Inde. Après la mort de son mari, Santosh, une jeune femme, hérite de son poste et devient policière comme la loi le permet. Lorsqu’elle est appelée sur le lieu du meurtre d’une jeune fille de caste inférieure, Santosh se retrouve plongée dans une enquête tortueuse aux côtés de la charismatique inspectrice Sharma, qui la prend sous son aile. 

... de Sandhya SURI,

Inde, 17 juillet  2024, 2h.

 Première :

 Santosh fonctionne comme une arme à double détente. Tout à la fois thriller à la tension allant crescendo et brûlot politique qui tend un miroir sans concession à une Inde gangrénée par le sexisme institutionnel, la gabegie et les humiliations induites par le système de castes. Mais en sachant distiller de l’ambiguïté pour ne jamais sombrer dans des facilités manichéennes, à travers le personnage de la supérieure de Santosh, inspectrice qui tout en la prenant sous son aile, semble en permanence prête à la sacrifier pour sauver son statut et sa réputation. Si Santosh tient en haleine jusqu’à sa dernière image, ce duo- duel y est pour beaucoup.

 

 aVoir-aLire.com :

Santosh est le premier film de fiction au cinéma de Sandhya Suri. Elle vient de la télévision et a derrière elle deux documentaires. On ressent vraiment cette approche du docu-fiction dans la manière qu’elle a d’embarquer sa caméra au cœur même des villes, dans des quartiers populaires qu’elle semble connaître sur les doigts de la main. La réalisatrice n’a pas froid aux yeux, filme une réalité brutale, sans concession, prenant le risque de la critique des autorités indiennes. Elle fustige une société qui entretient des clivages entre certaines castes qui continuent d’avoir quasiment le droit de vie et de mort sur les individus et particulièrement les filles, et d’autres qui ne comprennent que des pions au milieu de l’immense population indienne. On ressent un film très écrit, très documenté, et les comédiens eux-mêmes prennent le risque d’incarner des fonctionnaires de police qui, pour une grande part, ne se questionnent pas sur les méthodes d’investigation et, pour une minime partie, tentent de s’arranger avec l’horreur. La corruption, le désintérêt de la police pour son peuple, et le mépris des classes dominantes pour les pauvres constituent le deuxième pilier de dénonciation dans le film.